Indépendance professionnelle : nous sommes là pour vous!
En continuité avec la diffusion, le 3 mars dernier, du mot du président intitulé Un président en mot...dit et de nombreux cris du cœur qui nous ont été transmis par les membres depuis, il nous apparaissait essentiel d’unir nos voix afin de vous offrir notre soutien et vous réitérer notre sensibilité à l’égard des situations que vous pouvez vivre de part et d’autre en lien avec le respect de votre indépendance professionnelle.
Au cours des derniers mois, l’Ordre a reçu de nombreux messages de membres qui mentionnaient avoir vécu ou observé des situations où leur indépendance professionnelle ou celle de pairs était brimée. Vous comprendrez que, devant ces états de fait, nous nous devions de tirer la sonnette d’alarme. Tous ces cas pourraient éventuellement se traduire par une perte de confiance du médecin vétérinaire envers son employeur, ses collègues ou sa profession et l’amener à leur tourner, malheureusement, le dos.
Les menaces à l’indépendance professionnelle… partout, tout le temps
La problématique liée à l’indépendance professionnelle est très large et complexe. Les facteurs qui peuvent influencer le médecin vétérinaire sont omniprésents et parfois plus subtils qu’on le pense… Un logiciel qui propose une avenue plutôt qu’une autre, une subvention qui couvre un traitement en particulier, une directive de gestion rigide, un client insistant sont autant d’éléments qui peuvent compromettre les décisions du professionnel.
L’Ordre ne détient pas toutes les réponses et n’est pas habilité à agir sur tous les fronts. Il est de notre devoir commun de nous assurer que chaque médecin vétérinaire puisse bénéficier d’une autonomie d’action au sein de son milieu de pratique, afin d’éviter que des liens de confiance indispensables ne s’étiolent. Collectivement, nous devons ainsi garder l’œil ouvert en toute bienveillance, et développer les bons réflexes qui nous amèneront à mieux reconnaître les situations qui minent l’indépendance professionnelle, et à poser des gestes pour y remédier.