Mai 2026

Numéro 178

ELLE ÉTAIT IRRÉCUPÉRABLE :
LA GRADATION DES SANCTIONS N'AURAIT EU AUCUN EFFET

Compte tenu de ses obligations légales, notamment en matière de harcèlement psychologique, un employeur devrait gérer quotidiennement l’incivilité et les comportements inappropriés au travail. Même si des comportements de cette nature sont généralement sanctionnés par des mesures disciplinaires progressives, certaines circonstances permettent à un employeur de ne pas respecter le principe de la gradation des sanctions, notamment lorsque la preuve révèle que la personne salariée ne modifiera pas son comportement, et ce, malgré l’imposition de mesures disciplinaires de plus en plus sévères.

À titre d’exemple, nous vous référons à une décision rendue récemment dans laquelle le congédiement imposé à une agente administrative ayant fait preuve d’insubordination et d’incivilité répétée à l’égard de ses collègues, de sa supérieure immédiate et de représentants de l’employeur a été maintenu1.

Dans cette affaire, avant de procéder au congédiement, l’employeur avait remis deux avis verbaux à la salariée en lien avec des problématiques d’attitude et de comportement. Il lui reprochait notamment d’avoir accusé sa supérieure d’être une mauvaise gestionnaire, d’avoir refusé qu’elle lui adresse la parole, notamment en positionnant ses bras en « X » ou en se bouchant les oreilles ou encore, d’avoir utilisé un ton enfantin en s’adressant à cette dernière.

Ces comportements entraînant des répercussions négatives sur le milieu de travail, une rencontre a été organisée avec la salariée et des collègues afin de tenter d’optimiser le climat de travail. Or, cette rencontre s’est rapidement terminée en raison de l’attitude inadéquate de la salariée qui coupait la parole, pointait du doigt, etc. Par la suite, une approche plus disciplinaire a été mise en place. Deux rencontres ont été tenues avec la salariée, mais celle-ci n’a pas collaboré et a adopté une attitude intimidante envers sa gestionnaire, lui coupant la parole, riant de manière sarcastique et projetant même son cellulaire devant ses interlocuteurs. À la suite de l’échec de cette deuxième rencontre, la salariée a été suspendue avec solde. À cette occasion, elle a refusé d’obtempérer avec la directive de sa gestionnaire lorsqu’elle lui a demandé de quitter immédiatement les lieux. La salariée a finalement quitté en disant « Allez chier ».

Compte tenu de la gravité des fautes reprochées, de l’absence totale de collaboration de la salariée et de son manque d’introspection, l’employeur a conclu que la réintégration était impossible et il a décidé de mettre fin à son emploi, et ce, même si son dossier disciplinaire ne comportait que deux avis verbaux. La salariée ne s’est pas présentée à la rencontre convoquée pour lui annoncer son congédiement.

L’arbitre a maintenu le congédiement, rejetant l’argument du syndicat qui alléguait que le congédiement n’était pas justifié, l’employeur n’ayant pas respecté le principe de la gradation des sanctions.

L’arbitre a conclu que la salariée était incapable d’adopter une attitude collaborative. Elle n’a démontré aucune ouverture à trouver des solutions mutuellement satisfaisantes et fait preuve de rigidité, d’insubordination, d’intransigeance et de déresponsabilisation. De plus, elle n’a démontré aucun remords ou repentir. Enfin, elle n’a démontré aucune introspection et a témoigné ne pas savoir pourquoi elle avait été congédiée.

Confronté à une personne salariée imperméable à ses interventions et sanctions pour qu’elle modifie son comportement, un employeur peut donc passer outre au principe de la gradation des sanctions et procéder au congédiement.

Les Avocats Le Corre & Associés, s.e.n.c.r.l.
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1. Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de
la Capitale-Nationale – CSN  et CIUSSS de la Capitale-Nationale, 2026EXPT-294, 2026 QCTA 16, Me Renée Baillargeon

 

Employés difficiles : tout ce qui traîne se salit !

Qui n’a pas été confronté à des salariés entretenant des relations interpersonnelles difficiles avec leurs collègues de travail ou avec la direction: salariés colériques, revendicateurs, contestataires ou simplement susceptibles qui, en raison de leur attitude, contribuent à la détérioration du climat de travail. Que ce genre de comportement soit ponctuel ou chronique, il est essentiel que les gestionnaires interviennent afin d’éviter que la situation ne dégénère.

Formatrice : Me Marie-Josée Sigouin, CRIA

Visioconférence Zoom : 10 juin 2026

Heure : 8h30 à 12h00

Coût : 425 $ plus taxes/pers.

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Gestion des lésions professionnelles : l'ABC du contrôle des coûts

Jour 1 - Initiation

Assurer une saine gestion des lésions professionnelles signifie de poser des actions efficaces, en temps opportun. Dans le cadre de cet atelier, les gestionnaires débutants acquerront les connaissances de base leur permettant d'évaluer l'admissibilité des réclamations pour lésions professionnelles et de s'y opposer. Ils sauront comment mettre en place une assignation temporaire, et quand et comment avoir recours au processus d'évaluation médicale. Ils apprendront à utiliser efficacement les mécanismes de contestation prévus à la loi. 

Visioconférence Zoom : 20 mai 2026

Heure : 8h30 à 16h30

Coût : 595 $ plus taxes/pers.

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Comment rédiger une mesure disciplinaire : liste de conseils pratiques pour les employeurs

La rédaction de mesures disciplinaires est souvent une tâche difficile pour beaucoup de gestionnaires d’entreprises, syndiquées ou non. Ce webinaire a pour but de vous sensibiliser aux objectifs d’une mesure disciplinaire, à l’importance de bien rédiger celle-ci et de vous fournir des conseils pratiques que tout gestionnaire devrait maîtriser.

Formateur : Me Marc-André Laroche, CRIA

Visioconférence Zoom : 27 mai 2026

Heure : 8h30 à 10h30

Coût : 295 $ plus taxes/pers.

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Comment rédiger un mandat d'expertise ?

Un des outils à la disposition du gestionnaire qui traite les dossiers en invalidité est l'expertise médicale. Considérant les conséquences déterminantes qu'aura le rapport d'expertise sur l'évolution du dossier, il importe de tirer profit au maximum des connaissances du médecin. Après tout, c'est lui l'expert !

Formatrice : Me Geneviève Mercier, CRIA

Visioconférence Zoom : 28 mai 2026

Heures : 8h30 à 12h00

Coût : 425 $ plus taxes/pers.

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Gestion des lésions professionnelles : et si vous pouviez faire encore mieux!

Jour 2 - Perfectionnement

Bien que des actions judicieuses soient posées en matière de gestion des réclamations pour lésions professionnelles, le contrôle de certains dossiers peut échapper même aux gestionnaires les plus aguerris. En raison de leur complexité au plan médical ou des problèmes récurrents qu'ils présentent et qui nuisent à l'efficacité de vos démarches, ces dossiers vous demandent souvent beaucoup d'énergie pour peu de résultats. Apprenez à contrôler les coûts et à optimiser votre gestion dans ces dossiers complexes. Cet atelier passera en revue les solutions applicables aux cas de réclamations frauduleuses, d'obstacles à la mise en place de l'assignation temporaire et à l'évaluation médicale. De même, il abordera l'importance d'adopter une stratégie cohérente dans les contestations pour minimiser la durée de l'indemnisation.

Visioconférence Zoom : 2 juin 2026

Heure : 8h30 à 16h30

Coût : 595 $ plus taxes/pers.

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Quand les médecins s'ingèrent dans vos ressources humaines

Le gestionnaire RH doit s'assurer que son organisation puisse compter sur des salariés efficaces, alors que le médecin est tenu d’établir une relation de confiance avec son patient. Chacun de ces acteurs a sa spécialité et son rôle. Sans remettre en cause le rôle et les compétences du médecin traitant, vous avez le droit de lui poser des questions.

Formatrice : Me Lydia Fournier

Visioconférence Zoom : 3 juin 2026

Heure :  8h30 à 16h30

Coût : 595 $ plus taxes/pers.

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Gestion sans stress des risques psychosociaux du travail, de la prévention à l'indemnisation : mission possible !

La modernisation du régime de santé et de sécurité du travail a permis de codifier l’obligation de l’employeur de protéger la santé psychique de ses travailleurs. Les inspecteurs de la CNESST sont déjà à pied d’œuvre pour veiller au respect de cette obligation. Êtes-vous prêt à prendre les mesures nécessaires pour prévenir les risques psychosociaux (RPS) du travail ? Quelle est la mesure de votre prise en charge actuelle ? Comment les réclamations pour lésions professionnelles psychologiques témoignent-elles de l’actualisation de ces risques ? Quelles sont les meilleures pratiques de gestion des lésions professionnelles psychologiques ?

Formatrice :  Me Reine Lafond, Ad. E, CRIA

Visioconférence Zoom :  4 juin 2026

Heure :  8h30 à 16h30

Coût :  595 $ plus taxes/pers.

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Gradation des sanctions : lièvre ou tortue ?

Bien qu’il soit parfois nécessaire de faire une progression complète de mesures disciplinaires, il est important de comprendre les exceptions permettant de passer outre à certaines étapes, voire même de justifier en présence d’une faute grave, un congédiement immédiat.

Formateur : Me Jacques Provencher, CRIA

Visioconférence Zoom : 9 juin 2026

Heure : 8h30 à 10h30

Coût : 295 $ plus taxes/pers.

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